Les débuts de la lutte antituberculeuse dans les Côtes du Nord : Différence entre versions

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La lutte antituberculeuse dans les Côtes du Nord

Alors que la guerre 14-18 s’éternise, le docteur Abel Violette, inspecteur départemental d’hygiène prend l’initiative d’organiser à Saint-Brieuc avec le soutien de la Croix Rouge une série de conférences qui se tiennent de juin-juillet 1918 puis de février à juillet 1919. Cette action de propagande est en fait un relais de celle entreprise en France par la Commission Rockefeller. Dans la conférence qu’il présente lui-même le docteur Violette dresse un état des lieux et des projets en matière d’organisation de la lutte contre la maladie dans le département. Une commission spéciale d’études à été mise en place par le Conseil Général lors de sa session de septembre 1917. Un premier succès est enregistré avec la création du dispensaire d’hygiène sociale de Saint-Brieuc à compter du 1° janvier 1918, qui va s’installer dans des locaux spécialement construits pour lui ( adresse ? ) il s’agit d’un premier pas, il serait souhaitable de créer de tels dispensaires dans chaque arrondissement, puis dans les secteurs ruraux. Le docteur ne manque pas de faire remarquer qu’il serait souhaitable de disposer d’un organisme chargé d’aider les villes à créer de tels équipements, leur apporter une assistance à leur réalisation, puis ensuite diriger ce réseau de dispensaires. Pour les petits dispensaires, deux pièces suffisent, un pour la salle d’attente, une autre pour les consultations. Il serait également nécessaire de disposer d’un centre de confirmation de diagnostic, le laboratoire d’hygiène de Saint-Brieuc pourrait en faire office. Des projets de création de dispensaires sont évoqués à cette époque à Lannion et Dinan. Le dispensaire doit jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre la tuberculose avec la prise en charge des malades et l’orientation vers les centres de soin les plus adaptés puis ensuite pour suivre la guérison.

Parmi les autres projets imaginés par le docteur Violette, mentionnons la création d’un sanatorium, des échanges avec des départements montagneux afin d’y envoyer des enfants du département, un centre antituberculeux agricole et enfin des services spécialisés dans les hôpitaux pour les malades incurables (des « asiles pour tuberculeux »)

L’œuvre antituberculeuse des Côtes du Nord est reconnue d’utilité publique le 13 juillet 1923 ;