Le sanatorium de Roscoff

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Cet établissement, un des premiers sinon le premier créé en Bretagne, est dû à l’initiative de la marquise de Kergariou qui a joué un rôle important dans la lutte contre la tuberculose dans le Finistère et les Côtes-du-Nord. Elle est l’épouse du marquis de Kergariou qui fut député et conseiller général des Côtes-du-Nord (a compléter) Son projet était ambitieux, pas moins de 400 lits, mais il fallut débuter modestement. D’abord 40 lits, puis 80 et ainsi de suite pour atteindre 180 en. Le sanatorium est destiné à accueillir des malades atteints de tuberculose osseuse ou ganglionnaire à traiter de manière curative. Son sanatorium est reconnu d’utilité publique en aout 1902 ; La mise en place d’un conseil d’administration composée de nombreuses personnalités permet de poursuivre son œuvre et d’étendre les locaux du sanatorium sur la presqu’ile de Perhardy. Un site idéal, alors vierge de toute construction, exposé au climat du Gulf-Stream. Face à la mer les enfants, les adultes, peuvent profiter du bon air. Il est rare de voir de la gelée en cette contrée de Bretagne, il n’y fait pas non plus des chaleurs torrides l’été…

Les enfants sont accueillis dans treize dortoirs comprenant une trentaine de lits, sept pour les filles, six pour les garçons. Double exposition, une dizaine de fenêtres de part et d’autres, au fond la chambre de la surveillante, du surveillant. Le séjour débute par le lazaret où séjournent les malades deux semaines au moins pour tous les examens préalables avant qu’ils ne soient admis dans les autres services du sanatorium. Ensuite le malade est admis dans le second pavillon, celui d’isolement. On a pris pour modèle ce qui s’est fait à l’hôpital Pasteur de Paris et suivi les recommandations du professeur Calmette. La fondatrice de ce sanatorium s’est inspirée de ceux qui existaient à l’époque, celui de Berck, celui de Pen-Bron au Croisic. Les plans ont été conçus de façon à pouvoir réaliser l’établissement par tranches de 40 lits en privilégiant la lumière, l’accès au grand air. Une grande façade vitrée face à la mer permet aux résidents de bénéficier des bienfaits de l’air marin quand le temps est maussade, sinon les chariots-lits sont sortis sur la plage. Ouvert le 1°juillet 1901, l’institution fut déclarée d’utilité publique en août 1902 ; le conseil d’administration compte dans ses rangs le comte Albert de Mun, le comte de Guébriant, le préfet du département, le préfet maritime, le président du Conseil Général.

La marquise décède au sanatorium le 17 septembre 1915. En 1917 le sanatorium accueille 200 enfants dont 67 du Finistère, 23 des Côtes du Nord, 52 de la Seine, Seine et Oise et Seine et Marne. Ils ont entre trois en 14 ans pour les garçons, on peut garder les jeunes filles jusqu’à l’âge de 21 ans.