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La lutte antituberculeuse dans les Côtes- du-Nord
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'''Un comité départemental de lutte anti-tuberculeuse''',  
 
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''''''Les dispensaires''''''
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'''Les dispensaires'''
Le premier dispensaire créé est situé à Saint-Brieuc par le docteur Abel Violette dans les dépendances de l ‘hospice mixte de la ville.
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Par la suite le Conseil général prend l’initiative d’un véritable plan visant à construire sur l’ensemble du territoire un réseau de dispensaires. La norme est d’un équipement de ce type pour xxx habitants.
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Le premier dispensaire créé est situé à Saint-Brieuc par le docteur Abel Violette dans les dépendances de l ‘hospice mixte de la ville.  
  
L’architecte Jean-Lucien Fauny va devenir le maitre d’œuvre d’un  nombre important de ces bâtiments.  Né à Périers dans la Manche en mi 1895, il fréquente l4ecole régionale des Beaux-arts de Rouen, puis l’école régionale d’architecture dans cette ville avant de rejoindre Paris (Ecole nationale supérieure des Beaux-arts).  Diplômé en 1924, il est nommé Architecte départemental adjoint en 1924-1925, puis architecte départemental de 1926 à 1956 ; Il effectue ainsi toute sa carrière dans notre département. Il est ainsi chargé de nombreuses constructions publiques réalisées entre les deux guerres mondiales comme des bureaux de postes, des gendarmeries, l’aérogare de Saint-Brieuc, des cinémas.
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Par la suite le Conseil général prend l’initiative d’un véritable plan visant à construire sur l’ensemble du territoire un réseau de dispensaires. L’architecte Jean-Lucien Fauny va devenir le maitre d’œuvre d’un  nombre important de ces bâtiments.  Né à Périers dans la Manche en mi 1895, il fréquente l4ecole régionale des Beaux-arts de Rouen, puis l’école régionale d’architecture dans cette ville avant de rejoindre Paris (Ecole nationale supérieure des Beaux-arts).  Diplômé en 1924, il est nommé Architecte départemental adjoint en 1924-1925, puis architecte départemental de 1926 à 1956 ; Il effectue ainsi toute sa carrière dans notre département. Il est ainsi chargé de nombreuses constructions publiques réalisées entre les deux guerres mondiales comme des bureaux de postes, des gendarmeries, l’aérogare de Saint-Brieuc, des cinémas.
 
Il est ainsi le maitre d’œuvre des dispensaires suivants : Broons, Caulnes, Evran, Langast, Lannion, Loudéac, Matignon, Perros-Guirec, Plancoët, Plémet, Plénée-Jugon, Pléneuf, Plestin-les Grèves, Ploeuc-sur Lié, Plouaret, Ploubalay, Quintin, Saint-Brieuc.
 
Il est ainsi le maitre d’œuvre des dispensaires suivants : Broons, Caulnes, Evran, Langast, Lannion, Loudéac, Matignon, Perros-Guirec, Plancoët, Plémet, Plénée-Jugon, Pléneuf, Plestin-les Grèves, Ploeuc-sur Lié, Plouaret, Ploubalay, Quintin, Saint-Brieuc.
 
C’est donc naturellement qu’il devient l’architecte du préventorium de Saint-Laurent de la Mer.
 
C’est donc naturellement qu’il devient l’architecte du préventorium de Saint-Laurent de la Mer.

Version du 8 janvier 2013 à 14:23

La lutte antituberculeuse dans les Côtes- du-Nord

Un comité départemental de lutte anti-tuberculeuse,

Il tient une assemblée générale le 1°septembre et lance un appel à la mobilisation dans le département. Il est alors le troisième au plan national par le taux de mortalité due à la tuberculose. Les Américains sont alors en Bretagne avec la mission Rockefeller. Le préfet M. Peytal a créé le comité et a en confié la présidence à Gustave de Kerguézec et la vice-présidence à la comtesse de Keranflech ainsi qu’à Henri Servain, maire de Saint-Brieuc. L’heure est la mobilisation au niveau du département. Le conseil général réuni en session en septembre 1918, vote une première subvention de 20 000 francs. Certains conseillers généraux trouvent que ce n’est pas assez ! Mais tout le monde s’accorde à dire qu’il s’agit d’un premier crédit qui sera suivi de beaucoup d’autres. Le vote est unanime. Dans l’assistance, ce jour de session du Conseil général à Saint-Brieuc, il est signalé la présence du professeur d’hygiène M. Gunn et de M. Wing, délégué de la mission Rockefeller.

L’année suivante, en avril le conseil général se penche encore sur la politique à suivre en matière de lutte contre la maladie. Il est saisi d’un projet de réorganisation du Service Départemental d’Hygiène. L’épidémie de grippe a fait des ravages. Le préfet a réuni une commission afin de faire des propositions, dans laquelle siège le Dr Violette, Directeur du Service municipal d’hygiène de Saint-Brieuc et du Dr Bellamy, inspecteur du Service Départemental de désinfection. La question da sanatorium revient. Celui de Roscoff est archicomble et ne peux recevoir des enfants des Côtes du Nord. M.Servain, maire de Saint-Brieuc fait savoir à ses collègues qu’il est question de créer un petit sanatorium dans les environs de Cesson pour les pré-tuberculeux. L’Hospice de la ville est chargé du dossier. Certains suggèrent de partager la dépense entre le Conseil Général et la ville. Un concours est lancé auprès des architectes afin d’imaginer ce que pourrait être un sanatorium marin dans le département.

En janvier 1920 le conseil général est à nouveau saisi, entre autres dossiers majeurs comme le réseau des chemins de fer départementaux, de la lutte contre la tuberculose. À cette occasion le président rappelle les décisions précédentes de l’assemblée départementale en la matière. Certains élus considèrent que l’on piétine depuis 1917. Il est fait état d’un projet du docteur Violette, directeur départemental de l’hygiène sociale pour mettre en application dans le département la loi Honnorat. L’Œuvre des prisonniers de guerre est en effet décidée à allouer à l’œuvre antituberculeuse le reliquat des sommes restant sur son compte, pas moins de 125 000 francs ! Lors de la session du Conseil général cette décision est saluée, et les élus sont toujours confrontés au même dilemme ; envoyer les enfants des Côtes du Nord dans les sanatoriums des autres départements, se doter de son propre sanatorium. L’assemblée unanime se sépare en ayant la ferme conviction que dans deux ans et demi, le département sera doté d’un sanatorium marin. En septembre 1920 le Conseil général renouvelle la subvention de 20 000 francs à l’Œuvre antituberculeuse. Quelques mois plus tard, les élus sont informés que les départements de Loire-Inférieure et de la Nièvre disposent de sanatorium et qu’ils sont prêts à recevoir des malades des Côtes du Nord. Il convient de fixer le montant de l’aide que le Conseil général pourrait accorder aux habitants du département qui séjourneraient dans ces établissements. Un an plus tard, le dossier semble prendre une nouvelle tournure. En effet le Comité Antituberculeux a engagé des négociations afin d’acheter un hôtel et un terrain à Trestel. En effet il dispose de fonds ; 125 000 francs alloués par le comité des prisonniers, et 120 000 francs provenant de l’Office des Pupilles de la nation.

Le plan d’équipement des Côtes-du-Nord

Dans les Côtes du Nord à l’initiative du préfet un comité d’assistance aux militaires tuberculeux est créé ; il va devenir la base de départ de la lutte antituberculeuse dans le département. En 1919 un comité départemental de l’œuvre antituberculeuse est créé. Il va prendre en charge la gestion des dispensaires, la réalisation du sanatorium de Trestel, puis du préventorium de Saint-Laurent de la Mer. Très tôt le Conseil général des Côtes du nord s’implique dans ce champ sanitaire avec une forte volonté de contrôler les institutions qui se mettent en place.


Les dispensaires

Le premier dispensaire créé est situé à Saint-Brieuc par le docteur Abel Violette dans les dépendances de l ‘hospice mixte de la ville.

Par la suite le Conseil général prend l’initiative d’un véritable plan visant à construire sur l’ensemble du territoire un réseau de dispensaires. L’architecte Jean-Lucien Fauny va devenir le maitre d’œuvre d’un nombre important de ces bâtiments. Né à Périers dans la Manche en mi 1895, il fréquente l4ecole régionale des Beaux-arts de Rouen, puis l’école régionale d’architecture dans cette ville avant de rejoindre Paris (Ecole nationale supérieure des Beaux-arts). Diplômé en 1924, il est nommé Architecte départemental adjoint en 1924-1925, puis architecte départemental de 1926 à 1956 ; Il effectue ainsi toute sa carrière dans notre département. Il est ainsi chargé de nombreuses constructions publiques réalisées entre les deux guerres mondiales comme des bureaux de postes, des gendarmeries, l’aérogare de Saint-Brieuc, des cinémas. Il est ainsi le maitre d’œuvre des dispensaires suivants : Broons, Caulnes, Evran, Langast, Lannion, Loudéac, Matignon, Perros-Guirec, Plancoët, Plémet, Plénée-Jugon, Pléneuf, Plestin-les Grèves, Ploeuc-sur Lié, Plouaret, Ploubalay, Quintin, Saint-Brieuc. C’est donc naturellement qu’il devient l’architecte du préventorium de Saint-Laurent de la Mer.