Cathédrale Saint-Étienne : Différence entre versions

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|Commune=ST BRIEUC - Place du Gal de Gaulle
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|Commune=SAINT-BRIEUC - Place du Général-de-Gaulle
|Description='''"Cathédrale-forteresse" des XIè ~ XIXè siècles.'''<br> Peu après l'an 848, les reliques de Saint-Étienne durent être transportées à Saint-Serge d'Angers au temps des invasions normandes. La cathédrale, incendiée, fut reconstruite, comme celle de Tréguier, vers 970, et les reliques rapatriées à la fin des travaux, vers 1235-1248.
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|Description='''« Cathédrale-forteresse » datée des XI<SUP>e</SUP> et XIX<SUP>e</SUP>&nbsp;siècles.'''<br> Peu après l'an 848, les reliques de saint Étienne durent être transportées à Saint-Serge d'Angers au temps des invasions normandes. La cathédrale, incendiée, fut reconstruite, comme celle de Tréguier, vers 970, puis les reliques rapatriées à la fin des travaux, vers 1235-1248.
La légende veut qu'elles aient "tressailli" en franchissant le seuil de l'édifice.
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La légende veut qu'elles aient « tressailli » en franchissant le seuil de l'édifice.
L'évêque de l'époque fit construire à cet endroit une chapelle, dans laquelle il fut inhumé à sa mort. De cette première cathédrale romane, ne subsistent que les fondations ; en 1346, en effet, les Anglais occupèrent et saccagèrent la ville. Mais le chœur fut reconstruit en moins de trois ans, de 1354 à 1357, par l'Evêque de Montfort. La cathédrale était sans doute déjà achevée en 1375, puisque le duc Jean IV la qualifia de "mâlement forte" lorsqu'il fit le siège de Saint-Brieuc. Durant les deux siècles suivants, la cathédrale confirma ce rôle d'édifice-forteresse.
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L'évêque de l'époque fit construire à cet endroit une chapelle, dans laquelle il fut inhumé à sa mort. De cette première cathédrale romane ne subsistent que les fondations ; en 1346, en effet, les Anglais occupèrent et saccagèrent la ville. Mais le chœur fut reconstruit en moins de trois ans, de 1354 à 1357, par l'évêque de Montfort. La cathédrale était sans doute déjà achevée en 1375, puisque le duc Jean IV la qualifia de « mâlement forte » lorsqu'il fit le siège de Saint-Brieuc. Durant les deux siècles suivants, la cathédrale confirma ce rôle d'édifice-forteresse.
En 1592, des Ligueurs la pillèrent après s'y être réfugiés pendant trois jours. Au début du XVIIIè siècle, la nef menaçant de s'écrouler, Mgr Frétat de Boissieu confia, à ses frais, sa réfection à Jean Pouillier, l'architecte de la chapelle des Bénédictins de Saint-Malo.
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En 1592, des ligueurs la pillèrent après s'y être réfugiés pendant trois jours. Au début du XVIII<SUP>e</SUP>&nbsp;siècle, la nef menaçant de s'écrouler, Mgr Frétat de Boissieu confia, à ses frais, sa réfection à Jean Pouillier, l'architecte de la chapelle des Bénédictins de Saint-Malo.
Sous la Révolution, la cathédrale de Saint-Brieuc abrita le culte de la Raison et de l'Etre suprême, avant d'accueillir une fabrique de salpêtre, puis de servir de remise à canons et d'étable... ses statues et boiseries étant utilisées comme bois de chauffage.
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Sous la Révolution, la cathédrale de Saint-Brieuc abrita le culte de la Raison et de l'Être suprême, avant d'accueillir une fabrique de salpêtre, puis de servir de remise à canons et d'étable... ses statues et boiseries étant utilisées comme bois de chauffage.
La façade, à l'aspect de forteresse, est composée d'une nef, reconstruite en 1712-1715, et de deux tours, la tour nord, qui date de 1220, et la tour sud "Marie", construite de 1431 à 1436.
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La façade, à l'aspect de forteresse, est composée d'une nef, reconstruite en 1712-1715, et de deux tours, la tour nord, qui date de 1220, et la tour « Marie » au sud, construite de 1431 à 1436.
A l'intérieur, la chapelle de l'Annonciation, située dans le bas-côté sud de la nef, est remarquable par son exécution. La petite porte de sa tourelle, surmontée des armes épiscopales soutenues par deux angelots, donnait accès à la librairie. Le chœur, à chevet polygonal, est d'influence anglo-normande.
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À l'intérieur, la chapelle de l'Annonciation, située dans le bas-côté sud de la nef, est remarquable par son exécution. La petite porte de sa tourelle, surmontée des armes épiscopales soutenues par deux angelots, donnait accès à la librairie. Le chœur, à chevet polygonal, est d'influence anglo-normande.
Malgré des destructions à la Révolution, la cathédrale conserve quelques chefs-d'œuvre de mobilier. Outre le buffet d'orgues Renaissance (le jeu actuel est un grand Cavaillé-Coll de 1848-1852), la Chapelle de l'Annonciation abrite l'un des plus beaux retables en bois des Côtes-d'Armor, dû à l'atelier d'Yves Corlay (1700-1776). Le tableau central du retable représente le Christ aux côtés de l'ange Gabriel faisant l'annonce à Marie. Il est surmonté d'une gloire illustrant Dieu le Père et le Saint-Esprit. Le transept sud est illuminé d'une magnifique fenêtre du XVè siècle, dont les vitraux, du siècle dernier, représentent les symboles de l'eucharistie. Le chœur est dominé par une très belle statue de saint Etienne datant du XIVè siècle. La chapelle absidale (1343) est consacrée à la Vierge. Enfin, un chemin de croix contemporain, réalisé par l'école des beaux-arts de Rennes en 1958, entoure la nef.<br><br>
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Malgré des destructions à la Révolution, la cathédrale conserve quelques chefs-d'œuvre de mobilier. Outre le buffet d'orgue de style Renaissance (le matériel sonore actuel est un grand Cavaillé-Coll de 1848-1852), la chapelle de l'Annonciation abrite l'un des plus beaux retables en bois des Côtes-d'Armor, dû à l'atelier d'Yves Corlay (1700-1776). Le tableau central du retable représente le Christ aux côtés de l'ange Gabriel faisant l'annonce à Marie. Il est surmonté d'une gloire illustrant Dieu le Père et le Saint-Esprit. Le transept sud est illuminé d'une magnifique fenêtre du XV<SUP>e</SUP>&nbsp;siècle, dont les vitraux, du siècle dernier, représentent les symboles de l'eucharistie. Le chœur est dominé par une très belle statue de saint Etienne datant du XIV<SUP>e</SUP>&nbsp;siècle. La chapelle absidale (1343) est consacrée à la Vierge. Enfin, un chemin de croix contemporain, réalisé par l'école des beaux-arts de Rennes en 1958, entoure la nef.<br><br>
 
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Version actuelle en date du 16 mars 2009 à 15:42

Cathédrale Saint-Étienne
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Saint etienne.jpg
« Cathédrale-forteresse » datée des XIe et XIXe siècles.
Peu après l'an 848, les reliques de saint Étienne durent être transportées à Saint-Serge d'Angers au temps des invasions normandes. La cathédrale, incendiée, fut reconstruite, comme celle de Tréguier, vers 970, puis les reliques rapatriées à la fin des travaux, vers 1235-1248.

La légende veut qu'elles aient « tressailli » en franchissant le seuil de l'édifice. L'évêque de l'époque fit construire à cet endroit une chapelle, dans laquelle il fut inhumé à sa mort. De cette première cathédrale romane ne subsistent que les fondations ; en 1346, en effet, les Anglais occupèrent et saccagèrent la ville. Mais le chœur fut reconstruit en moins de trois ans, de 1354 à 1357, par l'évêque de Montfort. La cathédrale était sans doute déjà achevée en 1375, puisque le duc Jean IV la qualifia de « mâlement forte » lorsqu'il fit le siège de Saint-Brieuc. Durant les deux siècles suivants, la cathédrale confirma ce rôle d'édifice-forteresse. En 1592, des ligueurs la pillèrent après s'y être réfugiés pendant trois jours. Au début du XVIIIe siècle, la nef menaçant de s'écrouler, Mgr Frétat de Boissieu confia, à ses frais, sa réfection à Jean Pouillier, l'architecte de la chapelle des Bénédictins de Saint-Malo. Sous la Révolution, la cathédrale de Saint-Brieuc abrita le culte de la Raison et de l'Être suprême, avant d'accueillir une fabrique de salpêtre, puis de servir de remise à canons et d'étable... ses statues et boiseries étant utilisées comme bois de chauffage. La façade, à l'aspect de forteresse, est composée d'une nef, reconstruite en 1712-1715, et de deux tours, la tour nord, qui date de 1220, et la tour « Marie » au sud, construite de 1431 à 1436. À l'intérieur, la chapelle de l'Annonciation, située dans le bas-côté sud de la nef, est remarquable par son exécution. La petite porte de sa tourelle, surmontée des armes épiscopales soutenues par deux angelots, donnait accès à la librairie. Le chœur, à chevet polygonal, est d'influence anglo-normande.

Malgré des destructions à la Révolution, la cathédrale conserve quelques chefs-d'œuvre de mobilier. Outre le buffet d'orgue de style Renaissance (le matériel sonore actuel est un grand Cavaillé-Coll de 1848-1852), la chapelle de l'Annonciation abrite l'un des plus beaux retables en bois des Côtes-d'Armor, dû à l'atelier d'Yves Corlay (1700-1776). Le tableau central du retable représente le Christ aux côtés de l'ange Gabriel faisant l'annonce à Marie. Il est surmonté d'une gloire illustrant Dieu le Père et le Saint-Esprit. Le transept sud est illuminé d'une magnifique fenêtre du XVe siècle, dont les vitraux, du siècle dernier, représentent les symboles de l'eucharistie. Le chœur est dominé par une très belle statue de saint Etienne datant du XIVe siècle. La chapelle absidale (1343) est consacrée à la Vierge. Enfin, un chemin de croix contemporain, réalisé par l'école des beaux-arts de Rennes en 1958, entoure la nef.