Organisation de la Résistance dans l'Armée

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Cette organisation est créée par d’anciens cadres de l’Armée Française démobilisés dans un premier temps après l’armistice de juin 1940. Le régime de Vichy est autorisé à maintenir une armée de 100 000 hommes en zone sud. En novembre 1942 les Allemands occupent cette zone et exigent la dissolution de ces unités. Les militaires démobilisés, en congés, retournent dans leur lieu de résidence habituel. C’est ainsi que certains responsables ayant eu des responsabilités pendant quelque temps au sein de régime de Pétain et de Laval, s’engagent à leur tour dans la Résistance contreles Allemands et créent l’Organisation Métropolitaine de l’Armée (O.M.A ) qui prend ensuite le nom d’Organisation de Résistance de l’Armée (O.R.A.). Les conceptions de ces militaires sont un peu éloignées de celles des militants clandestins des autres mouvements résistants. Les cadres de l’ORA sont recrutés essentiellement parmi les anciens officiers ou sous-officiers d’active ou de réserve. Des services de renseignements, dépendant autrefois de l’Armée française, continuent leur travail. En Bretagne, l’ORA se développe à partir de l’été 1943 sous la direction du lieutenant d’active André de Freslon de la Freslonnière et du colonel Masnou qui prend le commandement régional en décembre 1943.

Dans les Côtes du Nord, l’O.R.A se met en place grâce à M de Vuilpian. Plusieurs noyaux de résistance se regroupent sous l’appellation de l’ORA notamment dans le secteur de Guingamp-Châtelaudren. Des maquis de l’O.R.A se mettent en place après le débarquement et reçoivent des armes parachutées. Les groupes de l’ORA disposent également d’armes de guerre cachées depuis 1940. L’ORA situe son action dans le cadre des instructions de Londres et pratique une politique attentiste. Les groupes n’entrent en action qu’après avoir reçu les consignes des alliés et s’intègrent aux F.F.I lors des combats de la Libération en août 1944.