Jean Le Paranthoen

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Né le 29 Août 1914 à Rospez, Jean Le Paranthoen, après des études au Lycée de Tréguier apprend le métier d’artisan sculpteur-ébéniste auprès de son père. Après son certificat d’études installé à Louannec il exerce ce métier. Mobilisé à la déclaration de guerre, il revient en Bretagne après la campagne de Belgique en 1940 ( évadé/ libéré ? ? ?).

Dans la Résistance

Il entre en contact vers 1942 avec un groupe du Front Patriotique de la Jeunesse dont font également partie ses beaux-frères Jean et Ambroise Provost , ainsi que François et Maurice Lagadec ( ), groupe dans lequel figure également Simone Bastien, responsable des Jeunesses Communistes et fondatrice des FPJ. Le groupe est en relation avec Louis Pichouron, responsable du PCF clandestin et du Front National. Jean Le Paranthoen devient un des responsables du PC dès 1943 après des contact avec Yves Picard. Il prend de plus grandes responsabilités dans le cadre de la restructuration de la direction communiste suite à la vague d’arrestation du mois d’Août 1943. Jusque en Mai 1944 il est responsable à l’Organisation du Parti Communiste clandestin et sillonne le département pour réaliser les liaisons avec les groupes de militants de l’organisation clandestine. Quand le CDL se met en place dans les Côtes du Nord, une place est réservée au Parti Communiste à l’instar des autres partis. Il devient ainsi à cette époque membre du C.D.L clandestin pour y représenter son parti sous le pseudonyme de Yvon. Il est en relation avec Jean Devienne notamment par l’intermédiaire de Christiane qui le rencontre plusieurs fois à Lannion.

En février 1944 il organise avec les FTP de Saint-Nicolas du Pélem l’enlèvement de Jean Le Jeune, responsable FTP arrêté et blessé dans l’enceinte de l’hôpital de Lannion.

En mission dans la Sarthe

A partir de mai 1944 , le P.C.F ( Yves Picard) lui demande de se rendre dans la Sarthe comme responsable politique, au Mans, Il est remplacé au CDL par Jean-Louis. Jean Le Paranthoen devient également membre du CDL de ce département. Il réorganise les F.T.P et avec le grade de commandant il prend une part active à la libération de la Sarthe. Il est ainsi un des rares résistants à avoir été membre de deux CDL.

Son épouse, Jeannette Le Provost originaire de Lannion est une active militante de l’Union des Femmes Françaises à Lannion. Son père et ses deux frères, résistants également comme nous l’avons indiqué au début de cette notice sont arrêtés en mars 1943 pour les deux frères et septembre 1943 pour le père. Ils meures tous les trois en 1945, les deux frères lors d’une marche d’évacuation du camp en Avril 1945, leur père quelques semaines après son retour de déportation.

De retour dans les Côtes du nord en 1944 , Jean Le Paranthoen reprend ses responsabilités au sein du PC, secrétaire fédéral en mars 1945 après le départ de Louis Picard en région parisienne, réélu à ce poste après la Conférence fédérale du PCF tenue les 23 et 24 mars 1946 . Il est candidat sur la liste communiste lors des élections à l’Assemblée Constituante du mois d’octobre 1945 qui aura deux élus Marcel Hamon et Guillaume Daniel. Il est l’un des membres fondateurs de la SARL éditrice de l’Aube Nouvelle, le journal du PCF des Côtes du Nord notamment aux côtés de Pierre Moalic, le gérant, Jean Le Jeune, etc. Il participe avec Pierre Moalic à la formation des militants communistes au sein des écoles fédérales.

Retour dans la Sarthe

Au printemps 1947 à la demande du parti il retourne dans la Sarthe avec toute sa famille où il anime la vie politique et participe à de nombreuses réunions et meeting. Il devient conseiller municipal au Mans. Il demande a être déchargé de ses responsabilités politiques et retourne à nouveau dans les Côtes du Nord en 1949 . Il exerce son métier de Sculpteur ébéniste à Lannion jusqu'à sa retraite. Puis il prend ses distances avec le Parti Communiste, du moins les instances locales. Il ne prenait plus sa carte même si il continuait de voter pour les candidats du PCF selon sa fille. Il fut également un responsable du mouvement «  La Vie Libre ». Jean Le Paranthoen est décédé à Lannion le 28 janvier 2000 à l’âge de 86 ans.