Histoire du collège Roger-Vercel à DINAN

De www.wikiarmor.net

Bonjour Merci de venir visiter notre collège. Le collège ROGER-VERCEL appartient au Conseil général des Côtes-d’Armor et à la Ville de Dinan. C’est un établissement scolaire du ministère de l’Education Nationale. Il nous accueille de la 6ème à la 3ème.


Au milieu du cloître[modifier]

Regardez le Cloître, cintres, chapelle, clocher, chœur, jardin Au Moyen-Age, DINAN est une ville fortifiée riche et active. Nombreux couvents. Ateliers et Commerce : toiles, cuirs. Carrefour de voies de communication. Imaginez que nous sommes en l’an 1620. Ce quartier est un grand jardin sans construction qui appartient au couvent des Jacobins (d’ou le nom du théâtre) En 1628, des Bénédictines de ST MALO achètent un terrain aux Jacobins et implantent le couvent Notre Dame de la Victoire (du nom de la victoire de LEPANTE : en 1571, une flotte chrétienne détruit la flotte turque.) 1631 : Cloître au milieu des jardins, champs, pâtures et friches, avec un petit jardin au milieu QUE NOUS VENONS DE RESTAURER avec l’aide de la Ville, du Département. de l’entreprise SACER, de la jardinerie « Vive le Jardin » et des associations « les Jardins de Cocagne » et « les amis du jardin ». Ce jardin est composé de plantes aromatiques, médicinales et de légumes parmi les plus simples. Nous espérons qu’il ressemble à celui des bénédictines de 1631. Situé à proximité de la cuisine du collège et de notre restaurant, il est traversé par tous les élèves au moment du repas. Au rez-de-chaussée un promenoir ouvert dont on voit les piliers comme à Léhon. Au premier les chambres des moniales Le couvent se développe moins bien que les autres couvents de Dinan mais réussit quand même à s’étendre en construisant 2 nouveaux bâtiments : 1660 : Chapelle (avec son clocher qui ressemble aux autres clochers de Dinan en plus petit mais en plus joli ! Il est classé Monument historique) réfectoire, 1680 : Fresque

La fresque[modifier]

Le réfectoire est la salle ou les bénédictines se retrouvent pour tous les moments collectifs (repas, prières, offices) Un des murs donne sur l’autel de la chapelle (panneau de bois gris). Il a été entièrement restauré pendant l’été 2007 pour l’adapter aux besoins d’aujourd’hui. Au plafond en voûte une fresque peinte en 1680, cachée par un enduit probablement en 1774 lorsque cette salle est devenue le réfectoire du collège de la ville de Dinan, redécouverte par hasard en 1980 (un morceau est tombé, laissant voir un bout de peinture) et restauré puis classé monument historique. Elle montre : a)De belles couleurs dorées, une décoration riche, une peinture influencée par la Renaissance Italienne. b) La création du monde d’après les chrétiens (Dieu sépare la lumière et les ténèbres, l’eau et la terre, il lance dans le ciel la lune et le soleil) c) Les deux Saint Benoît qui ont écrit puis reformé la « règle » de l’ordre des bénédictions, d) Quatre Docteurs (c’est à dire savants) de l’église (Jérôme, Grégoire, Augustin et Ambroise). e) Saint Bruno en blanc et un personnage inconnu (probablement Saint Maur). f) La vie de sainte SCHOLASTIQUE patronne des bénédictines (novice puis simple religieuse, en extase, en patronne ayant rédigé la « règle » et la faisant appliquer d’un geste autoritaire de l’index) Ces 4 tableaux sont juste en face des fenêtres. Remarquer qu’il y a des livres partout. Remarquer que tous les personnages sont peints dans des tableaux, sauf Sainte Scholastique qui est plus proche de nous, accoudée à la rambarde.

cour d’honneur: bâtiment d’honneur, pavillon d’entrée, jardin, puits, cloche,[modifier]

( ATTENTION : Le monument aux morts date de 1922. Il a remplacé un petit kiosque à musique qui avait été construit sur le puits des moniales ! )

En 1746 : Incendie du quartier et de tous les bâtiments, faillite du couvent et départ des Bénédictines en 1772. Le couvent est à l’abandon. Pourquoi un collège ? Parce qu’il en existait déjà un à Dinan, mais qui n’avait pas de locaux adaptés.

Au XIIIème siècle La ville de DINAN fonde l’ÉCOLLE (sic), un des 9 premiers Collèges de Bretagne. Il se trouve près de la porte SAINT MALO. La rue prend le nom de rue de l’École. C’est l’un des plus réputés de Bretagne. C’est un collège municipal, piloté par la Communauté de la Ville de Dinan et non par un ordre religieux ou l’évêché. Mais dont les régents (les professeurs) sont des prêtres parce que ce sont les gens cultivés et disponibles pour l’enseignement. Du XIIIème au XVIIIème : le Collège municipal rayonne sur tout le pays de ST BRIEUC à DOL . Il s’agrandit et change plusieurs fois de lieux (rue de l’Ecole, place Duclos dans l’actuelle mairie, Place du champ clos ) et doit chercher encore vers 1750 un nouveau bâtiment. Justement il y a un couvent vide et ruiné : le couvent des Bénédictines, rue de Léhon. D’un côté un collège municipal qui se développe. De l’autre un couvent en ruine. L’Evêque de ST MALO, Mgr Des Laurents donne le couvent à la ville en 1763 pour y installer le collège. A la condition que le collège porte son nom !

1777 : installation complète rue de Léhon Nombreux travaux, en particulier : on construit un bâtiment d’entrée et des classes et des dortoirs pour les internes (le long bâtiment rue de Léhon), le début du bâtiment d’honneur. Le quatrième côté du cloître est alors détruit, les 2 cours d’honneur communiquent. Un mur subsiste à l’emplacement actuel des marches. Le collège garde (jusqu’à la Révolution) ce double aspect : Ce n’est pas un collège religieux (puisqu’il dépend de la Municipalité), mais son personnel est composé de religieux (cultivés et disponibles).

LA RÉVOLUTION Ces religieux refusent de prêter serment à la constitution. Le Collège est fermé (18 juillet 1791) et les régents condamnés aux galères. (L’un d’entre eux, l’Abbé Berthier, au retour de cet exil forcé, fondera un petit séminaire puis un collège qu’il installera dans l’ancien couvent des Cordeliers racheté à cet effet. C’est l’origine du collège privé des Cordeliers). Pendant la révolution, la chapelle dont on aperçoit le toit et la façade rue de Léhon, devient salle de la garde municipale, temple décadaire, temple de la raison et autel de la patrie. Les bâtiments sont utilisés pour la section des Sans-culottes, la milice nationale, la municipalité, comme caserne des pompiers, annexe de la prison, bibliothèque des livres confisqués aux nobles et aux religieux, atelier de tailleur, société philharmonique, justice de paix.

XIXème CONSULAT ET EMPIRE 1802 à 1813 : le collège rouvre et se développe à nouveau. Il devient lycée lors de la création de ceux-ci par Napoléon. RESTAURATION 1815 : fermeture du Collège, rendu momentanément à des religieuses, les Ursulines, pour punir les professeurs (les régents) et élèves d’avoir été favorables à Napoléon.

cour de l’infirmerie : Le XIXème[modifier]

RÉOUVERTURE 1830 – d’abord rue de l’horloge, puis place Duclos, enfin retour rue de Léhon en 1840 à titre définitif. Le collège-lycée continue de se développer. Il est inspecté par le savant AMPERE qui est très impressionné par la qualité de l’enseignement. Déjà !. NOUVEAUX BÂTIMENTS VERS 1880 : probablement l’entrée rue de Léhon telle qu’on la voit maintenant, la seconde partie du bâtiment d’honneur, l’actuelle infirmerie et le bâtiment des salles C, D et E. Les marches de la cour d’honneur prennent leur aspect actuel par la destruction du mur.

DÉBUT XXème Les bâtiments abritent : École primaire, École primaire supérieure, Collège, Lycée DE GARCONS ! Jusqu’à 900 élèves dont 200 internes y vivaient dans des conditions inacceptables aujourd’hui. (Il faut attendre 1906 pour que soit ouverte une école de filles qui deviendra le Collège Broussais et 1966 pour que les classes de lycées soient au Lycée de La Fontaine des Eaux)

Façade de la SEGPA : Années 1930 développement du technique[modifier]

1932 La ville de Dinan se développe. Un maire très entreprenant et très controversé : Michel GEISTDOERFER fait construire par les mêmes architectes : la gare, la poste et l’école pratique devant laquelle nous sommes. Elle est inaugurée par Édouard HERRIOT, président du conseil. Le Principal de l’époque est Antoine GOUZE qui sera exclu plus tard de l’Education Nationale pour avoir refusé de donner la liste des élèves juifs et des personnels juifs de son collège. Sa fille épousera François MITTERAND, socialiste et Président de la République en 1981. La façade de cette école pratique est intéressante : elle est dans le même style que la gare et la poste : motifs bretons modernisés sous l’influence d’un courant artistique dit des « SEIZ BREUR » (les 7 frères). Elle montre l’importance de la formation technique. Comme les bénédictines au plafond du réfectoire, les constructeurs affichent leurs valeurs : des outils de tous les métiers et des mots en grandes lettres :, forge, école de marine, estampage, Commerce …

1966 : création du Lycée de la Fontaine des Eaux, le Lycée municipal redevient Collège et prend alors le nom de Roger VERCEL


Bâtiment neuf : Années 1990. Idée d’un navire (circulations et hublots)[modifier]

1993 :Bâtiment rue Waldeck Rousseau pour faire face au développement de l’enseignement général mixte. Inauguré par : Mme MITTERAND (ancienne élève et fille d’un ancien principal M. GOUZE) et Charles JOSSELIN (Ministre). Ce bâtiment ressemble à un navire avec sa forme en triangle, son étrave au nord, ses passerelles, ses hublots, ses lumières. Il ressemble aussi au Louvre avec sa pyramide de verre qui éclaire un gymnase. Avant sa construction, les cours se déroulaient dans des préfabriqués mal chauffés situés dans la cour de récréation actuelle.

8) Cour de récréation : Vue d’ensemble sur toutes les époques : Ø 1660 : Chapelle et réfectoire Ø 1775 : première partie du bâtiment d’honneur (sur les fenêtres du haut alternance de frontons en triangle et en lune, belles volutes de chaque côté) Ø 1880 : suite de ce bâtiment Ø fin XIXème: bâtiment avec les escaliers de secours Ø 1930 : SEGPA Ø 1990 : bâtiment neuf Ø 2008 : nouvelle entrée des élèves avec un espace entre la rue (la ville) et l’escalier (le collège), affichage du nom de VERCEL, de la devise de la République.

Pourquoi ce nom donné au collège : Roger VERCEL ?[modifier]

Ancien professeur de Lettres Classiques au collège dans les années 1930, Romancier, Prix Goncourt en 1934 pour « Capitaine Conan » qui a été porté au cinéma par Bertrand Tavernier. Auteur aussi de nombreux romans maritimes, romans d’aventure dont l’intrigue se déroule en mer à bord des derniers grands voiliers et des morutiers. Auteur aussi de roman qui montrent la vie sur les bords de la Rance et dans la région (Cancale en particulier) Vercel n’avait jamais navigué mais savait écouter les anciens marins. Son œuvre parle beaucoup de la solidarité face à la difficulté de la vie (à la guerre et en mer) Comme la littérature et le théâtre classique dont il était un fin connaisseur, ses romans mettent en scène des drames personnels (relation père – fils, jalousie, conflit entre l’honneur et l’intérêt personnel …) mais en situant les intrigues dans les paysages, les habitudes du Pays de Rance et de la haute mer. Ainsi qu’en respectant la langue des gens d’ici.

Quelques anciens élèves et professeurs (par ordre alphabétique) : M. Benoît (maire de Dinan), Abbé Bertier (1780, fondateur des Cordeliers), Broussais (Médecin 1772-1838), Chateaubriand (romancier 1766-1848), Pierre EGAULT DES NOES (XIX, Ingénieur, architecte des fortifications de Paris et inventeur du niveau à bulle), GEISTDOERFER (maire en 1930), LECONTE DE LISLE (Poète 1837), NEEL DE LAVIGNE (maire et sous-préfet 1762-1851) Paul SEBILLOT (XIX Folkloriste), SURCOUF (XVIII, Corsaire), URVOY (peintre et graveur) et Roger VERCEL (prix Goncourt 1935) et bien d’autres … Une Association des anciens élèves est à votre disposition si vous êtes un ancien du collège ! 10) Est-ce que cela vous a intéressé ? Alors, rendez-nous visite ! Merci encore.

Un groupe d'élèves. Document préparé pour la journée Portes-ouvertes du 25 avril 2009