Armand Hamon

De www.wikiarmor.net

Instituteur de Saint-Nicolas du Pélem, Armand Hamon, né à Bonen en 1911 ( près de Rostrenen), officier de réserve est fait prisonnier en 1940 du coté de Saint-Dizier après avoir vaillamment combattu ( il recevra plusieurs citations pour son courage). Interné dans un Offlag près de Hanovre, il est hospitalisé pour une opération de l’appendicite au cours de l’hiver 1941-1942. Libéré, il revient dans les Côtes du Nord en octobre 1942 et reprend son métier d’instituteur.

Il s’engage alors dans la Résistance par l’intermédiaire de Pierre Sérandour. Armand Hamon devient chef du réseau Mabro-Praxitèle pour les Côtes du Nord, le Morbihan et le Finistère. Dans les Côtes du Nord son principal agent était Ferdinand Nicolas, directeur de l’Ecole Primaire Guébriant à Saint-Brieuc. Armand Hamon, dont les pseudonymes successifs furent Jean Robert et Jean Marin, rassemblait les informations collectées par ses agents et les transmettait lui-même à Paris à Pierre Sérandour, accompagné de son épouse qui cachait les documents sous son corsage.

Outre le renseignement, Hamon a également assumé des missions de réception de parachutages d’armes, de munitions et d’hommes. La veille du débarquement, il reçoit de Londres l’ordre de se mettre en relation avec la mission Jedburgh Frédérick qui est parachutée à Duault. Il participe à la mise en place de l’Etat-Major départemental des F.F.I, ayant été un moment pressenti pour en devenir le chef. Il devient chef du 2° Bureau de l’E-M F.F.I, chargé du renseignement. Le 4 août au soir il réceptionne à Kérien un nouveau parachutage qui amène dans le département la mission Aloés chargée de coordonner la Libération de la Bretagne. Le 6 août, Armand Hamon est tué dans la soirée à Trémuson près de Saint-Brieuc au lieu dit le Pont-Rouge lors d’une embuscade tendue par des soldats géorgiens enrôlés dans la Wehrmacht.

Souce: Alain Lozac'h, Petit lexique de la deuxième guerre mondiale en Bretagne, Éditions Keltia Graphic, Spézet, 2005